Palabre #02 – Sacem et Bibliothèque nationale de France : comment déclarer, protéger ses œuvres ?


Jeudi 26 août – De 10h à 13h – Théâtre de l’Œuvre

Inscription obligatoire sur ce formulaire de réservation


Nous vous proposons, à la suite, deux interventions qui ont pour trait commun la protection des œuvres.
D’un côté la Sacem, ou comment déposer ses œuvres pour les protéger et les valoriser.
De l’autre la Bibliothèque nationale de France, ou comment conserver des œuvres en tant que patrimoine immatériel pour les générations futures.

De 10h à 11h30Serge Ansourian – Délégué régional détaché, établissements culturels & festivals – Sacem

À propos de la Sacem
La musique accompagne nos vies et, depuis 170 ans, la Sacem accompagne celles et ceux qui la créent. 182 520 sociétaires, 175 750 auteurs/compositeurs et 6 770 éditeurs l’ont choisie pour gérer leurs droits d’auteur.
Porte-voix des créateurs, partenaire de confiance des diffuseurs de musique, la Sacem agit pour faire rayonner toutes les musiques, dans leur diversité.
Société à but non lucratif, la Sacem contribue à la vitalité et au rayonnement de la création sur tous les territoires, via un soutien quotidien à des projets culturels et artistiques.
Ensemble, faisons vivre la musique !

La Sacem est une société civile à but non lucratif, gérée par ses membres : les auteurs, les compositeurs et les éditeurs de musique. Elle fonctionne sur le modèle d’une coopérative.
La Sacem collecte et redistribue les droits d’auteur, protège et défend les intérêts de ses membres et soutient la création en France et à l’international.
La Sacem paie les droits d’auteur à ses membres lorsque leurs œuvres sont diffusées en public. Plus une œuvre est écoutée, reproduite ou diffusée, plus elle génère des droits d’auteur. Les barèmes de rémunération sont les mêmes pour tous les créateurs et éditeurs, peu importe leur renommée.

Les jeunes artistes de rap marseillais sont demandeurs d’information sur le droit d’auteur et le fonctionnement de la Sacem pour se professionnaliser.
Le délégué régional local viendra vous donner les principales clés de compréhension pour faciliter votre rapport à cette société civile.
Au programme : une présentation du droit d’auteur et de la Sacem, les modalités d’adhésion, mais aussi les services disponibles pour les artistes.
Cette présentation sera étayée par des mini-films pédagogiques et une navigation sur le site Internet de la Sacem.

De 11h30 à 13hBenoît Cailmail – Adjoint au directeur du département de la Musique – Bibliothèque nationale de France

Debussy, Duhamel, Bérurier noir. Trois univers pour un point commun : la Bibliothèque nationale de France.
Préserver le patrimoine musical pour mieux le transmettre aux générations futures.

Les missions de la Bibliothèque nationale de France se résument en quatre C : Collecter, Cataloguer et Conserver le patrimoine national pour mieux le Communiquer à toutes celles et tous ceux qui en auraient l’usage. Au sein de la BnF, le département de la Musique est l’une des plus importantes bibliothèques musicales au monde. Elle conserve la mémoire de la création musicale nationale et internationale et détient notamment des ensembles très importants de manuscrits musicaux autographes, de fonds d’archive, d’iconographie, de Bach, Mozart, Beethoven, Schumann, Chopin, Liszt, Berlioz, Fauré, Debussy, Ravel…

Depuis quelques années, le département s’applique à poursuivre cette politique engagée par la Bibliothèque nationale depuis le XVIIIe siècle en veillant à la représentation des grands courants de toutes les musiques (et non de la seule musique dite « savante ») des XXe et XXIe siècles. La musique de film, le jazz, la chanson et toutes les autres formes de « musiques actuelles » sont donc l’objet de toute leur attention. A titre d’exemple, les archives du groupe punk « Bérurier noir » ont fait leur entrée au département.

La scène hip-hop française, en général, et marseillaise, en particulier, s’inscrit pleinement dans l’histoire musicale nationale, et intéressent donc, à ce titre, la BnF. 
À Marseille, comme sans doute ailleurs, les archives du hip-hop sont disséminées, dans des caves, des greniers, chez des particuliers, dans les cartons des associations. Le passage du temps les a fragilisées. Certaines sont déjà perdues. Il est donc judicieux d’entamer le travail d’archivage, de conservation et de numérisation. 
L’adjoint au directeur du département musique sera présent aux rencontres de Hip-Hop Non Stop pour présenter en détail la politique d’archivage de la BnF et rencontrer les activistes qui s’intéressent à cette question cruciale.


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