Table ronde #02 – Les enjeux de la professionnalisation et de la structuration du graff à Marseille


Mercredi 30 juin – À 17h30 – Auditorium de la Mairie 1/7 – Marseille


Modérateur
SEEK 313

Intervenants

  • Kactus – NAV
  • Lola La Sioux – Les Suzzies
  • Mahn Kloix
  • BONAR – 132
  • Julien Duron – L’Aérochrome, Toulouse

Marseille est – de très longue date – une des places fortes du graff en France, et même en Europe. Aujourd’hui, la scène marseillaise est d’une grande vivacité, tant dans le volume de productions que dans la diversité des styles.
On constate un intérêt croissant du public pour le « street art », devenu un argument de marketing touristique. Un livret détachable dans le dernier numéro du magazine culturel de la ville, un guide du street art marseillais chez Gallimard, de multiples « street art tours », des articles dans les médias… Les quartiers du Panier et du Cours Julien sont désormais pris d’assaut par des touristes friands d’arts urbains. 
Pourtant, dans la ville, « on » garde le « joli » et on fait effacer le trop revendicatif, trop politique, ou ce qui est jugé inesthétique.

Quand on tente une comparaison avec la situation d’autres métropoles, Marseille semble souffrir d’un défaut de structuration.
De multiples initiatives sont menées par des artistes et par des structures diverses, elles créent du lien social avec la population, mais souvent menées de façon anarchique.

Peu d’artistes ont atteint une reconnaissance internationale ou une valeur sur le marché de l’art. Des manifestations consacrées aux arts graphiques urbains ont parfois essaimé, mais n’ont pas toujours été soutenues à la hauteur de leur inventivité (Aux Tableaux, festival IVS, Marseille Street Art Show aux puces des Arnavaux…). La professionnalisation reste relative et les structures d’accompagnement, les galeries, réellement professionnelles, peu nombreuses.

Comment inverser la tendance ? Quels sont les besoins de ces artistes ? Quels besoins pratiques, simples et rapides à mettre en place ? Quels besoins en termes de formation ? De structuration ? Quels accompagnements véritablement efficaces ? Quels besoins sur la comptabilité, la gestion, le juridique, le financier ; en somme sur la structuration ?
Plus largement : qu’est-ce que l’institution publique pourrait faire pour mieux soutenir ces artistes ?


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