Table ronde #03 – Les studios dans le hip-hop : rôles et évolutions


Mercredi 07 juillet – À 17h30 – Au studio Hypérion


Modérateur
Stéphane Galland – Journaliste, programmateur, DJ – Le Coton Club, 88.8FM, WWFM

Intervenants

  • Ludovic Bardet – Ingénieur son – Studio Espace Musical Hypérion
  • Ladjoint – Beatmaker, producteur, ingénieur son – Skenawin Studio
  • Philippe Bruguière aka Bru – Ingénieur son, réalisateur, guitariste (concert IAM aux Pyramides d’Égypte) – Studio Le Petit Mas (Martigues)
  • Pak Djeen – Beatmaker – The Crush, Twerkistan
  • Hassany – Développement et suivi d’artistes – Studio B.Vice / Sound Musical School

Le hip-hop c’est bientôt cinquante ans d’histoire, mêlée d’une quasi-mythologie, un storytelling participatif et évolutif avec ses figures iconiques, ses légendes de rue, ses slogans, symboles, rimes légendaires et clashs fameux, et dont la compilation de tous les raps serait le sous-texte.

Les studios occupent une des faces les moins exposées et les plus cruciales de cette histoire, certains artistes n’hésitant pas à métaphoriser ces lieux généralement discrets en les qualifiant de base d’opération, de laboratoire clandestin, de donjon ou de capsule spatio-temporelle.
C’est en studio que la création artistique est réalisée, finalisée, et où sont appliquées certaines recettes incontournables pour envisager un succès potentiel, ce qui est particulièrement vrai pour une musique où la technologie, l’innovation et la débrouille jouent des rôles fondamentaux. Le studio est l’endroit où la magie (pour ne pas dire des processus techniques complexes et spécifiques) opère, une magie qu’il s’agit donc de ne pas complètement dévoiler, un peu, quelque part, à la manière des bons illusionnistes.

Avec cette table ronde, il s’agira de démystifier un peu cet espace à la fois fondamental et méconnu de la musique hip-hop.

Le studio, c’est d’abord le domaine des ingénieurs du son, personnalités centrales dans tout projet musical, et qui concentrent de nombreux savoir-faire qu’ils doivent adapter aux besoins de leurs clients : ingénierie sonore à proprement parler, mix et mastering, mais aussi réalisation artistique, beatmaking et composition, création musicale… Autant d’éléments qui contribuent à créer leur identité sonore et leur réputation.
Pour les artistes, c’est l’un des lieux d’expression de leur art par excellence, mais aussi un espace fait de contraintes qui participent de la professionnalisation, et de l’acquisition de compétences dans les échanges avec les divers intervenants.
Enfin, c’est un lieu de vie que l’on s’approprie, un espace relationnel où peuvent se nouer des contacts pour le business (compositeurs, éditeurs, labels…). Ainsi, à maints égards, le studio est une interface entre la rue et l’industrie musicale.

Quel est le paysage actuel des studios hip-hop à Marseille ? Que se passe-t-il en réalité dans les studios ? Comment ont-ils évolué au fil du développement de la musique hip-hop ? Quelle est leur économie ? Quels sont les changements provoqués par l’explosion des home studio ou des nouvelles habitudes d’écoute liées à la numérisation ?


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