Table ronde #06 – Hip-hop, politiques culturelles et éducation populaire


Vendredi 27 août – De 17h à 19h30 – Théâtre Silvain

Inscription obligatoire sur ce formulaire de réservation


Modérateur
Mustapha Boudjemai – Consultant politiques urbaines, culturelles et sociales et management des Organisations, également président de la compagnie du Lamparo

Intervenants

  • Jean-Marc Coppola – Adjoint au Maire de Marseille en charge de la culture pour toutes et tous, de la création, du patrimoine culturel et du cinéma
  • Marie Batoux – Adjointe au Maire de Marseille en charge de lʼéducation populaire
  • Pauline Clech – Docteure en sociologie, chercheuse associée à l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire
  • Élodie Le Breut – Directrice – AMI Aide aux Musiques Innovatrices / Festival Hip Hop Society
  • Mbaé Tahamida Mohamed alias Soly – Médiateur culturel et social, coordinateur de projets socioculturels – Sound Musical School B.Vice
  • Joseph Richard-Cochet – Délégué départemental – Union des Centres Sociaux des Bouches-du-Rhône

Cette table ronde qui vient clore le festival se veut contribuer à formuler des constats et des perspectives partagées pour le développement du hip-hop à Marseille. Il est proposé d’ouvrir la réflexion cette fois en réinterrogeant sa place, son sens dans le paysage culturel, urbain, social, économique de la région. Cela à travers la double lorgnette que constituent l’action culturelle et l’éducation populaire ainsi qu’en resituant les questionnements au regard des enjeux de développement et de cohésion de la ville et de ses environs. 
En l’occurrence pour la Cité Phocéenne, espace d’hybridation foisonnant d’initiatives créatives et  associatives valorisant sa diversité culturelle, le hip-hop est l’un des vecteurs importants d‘expression citoyenne, d’affirmation et d’identification au territoire, de mobilisation, ainsi que d’un dynamisme artistique concourant indéniablement à l’économie culturelle locale. Cependant, il peut être aussi parfois sujet de confrontation, de concurrence, voire de relégation et de cloisonnement, sans une volonté proactive d’accompagner le mouvement, sa reconnaissance, sa structuration, les rencontres, les passerelles avec d’autres expressions et modes culturels et artistiques.

La politique culturelle et les approches de l’éducation populaire apparaissent alors comme des leviers essentiels pour atteindre ces objectifs et gérer cette complexité. Mais cela ne va pas de soi ! Il s’agit alors de mieux appréhender les rapports parfois contradictoires, sinon conflictuels entre la sphère culturelle et la sphère sociale, entre les fonctionnements institutionnels et associatifs, entre les intérêts publics et privés. Le tout traversé par des débats récurrents sur les oppositions supposées entre : culture savante / populaire, culture officielle / « underground », culture française / mondiale ; pratique amateur / professionnelle ; démarche artistique / socioculturelle ; principes éthiques / intérêts commerciaux ; etc. Le hip-hop étant particulièrement au cœur de ces tensions, ces tiraillements, ces assignations, ces alternatives.
La forme du débat visera à apporter des éclairages sociologiques et institutionnels sur ces différents angles, à relever les principaux freins et les opportunités au développement du hip-hop et à favoriser le dialogue et la coopération entre tous les acteurs concernés.

La table ronde se déclinera ainsi entre trois axes :

  1. La place du hip-hop dans le paysage artistique, social, économique, citoyen à Marseille ; spécificités marseillaises, enjeux communs, passerelles avec les cultures populaires, régionales ?
  2. Politiques culturelles versus politiques sociales et éducation populaire. Quelles convergences ? Quelles contradictions ? Quelle prise en compte du hip-hop et quels leviers ?
  3. Quelles pédagogies et quelles modalités d’accompagnement spécifiques pour le hip-hop, et pour quelle démarche de développement culturel et social global sur le territoire ?

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